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Escale HistoireVoyage dans le temps
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CM2 · La France dans la Première Guerre mondiale (1914-1918) · Époque contemporaine

11 novembre 1918
l’armistice et le bilan

De 1918 à aujourd’hui

11 novembre 1918, 10 h 59. Dans la tranchée, un officier regarde sa montre. Personne ne bouge. Dans une minute, après plus de quatre ans de guerre, les canons vont se taire.

Comment la guerre se termine-t-elle en 1918, et pourquoi en garde-t-on encore la mémoire aujourd’hui ?

Reconstitution illustrée

Pour entrer dans l’escale

La vidéo de la fin de la guerre

La vidéo ne s’affiche pas ? La regarder sur YouTube (3 min 35). Musique : « String Impromptu Number 1 » (Kevin MacLeod), « Maple Leaf Rag » (Scott Joplin) et « Thaxted » (Gustav Holst), interprétés par Kevin MacLeod (incompetech.com), licence CC BY 4.0.

Printemps 1918Les Allemands attaquent et s’approchent de Paris.
Les renfortsDeux millions de soldats américains arrivent en France.
Armes nouvellesAvions et chars d’assaut aident les Alliés à percer le front.
11 novembre 1918L’armistice est signé dans un wagon, en forêt de Compiègne. À 11 heures, les combats s’arrêtent.
Le bilan10 millions de soldats morts, dont 1,4 million de Français, des millions de blessés.
28 juin 1919À Versailles, l’Allemagne signe le traité de paix.
Se souvenirUn monument aux morts dans chaque commune, et chaque 11 novembre, une cérémonie.
Après la vidéo, on en parle
  1. À quelle heure les combats s’arrêtent-ils le 11 novembre 1918 ?
  2. Quelles armes nouvelles as-tu vues dans la vidéo ?
  3. Où l’armistice est-il signé ?
  4. Pourquoi la joie est-elle mêlée de tristesse ?
  5. As-tu déjà vu un monument aux morts ? Où ?

Étape 2 · Je lis l’Histoire

De la victoire au souvenir

Découvre l’essentiel en cinq parties illustrées. Tu peux lire chaque page ou écouter sa narration.

Juillet 1918, dans un champ de blé moissonné : de petits chars Renault avancent en ligne, suivis de soldats français en bleu horizon et de quelques soldats américains ; des avions passent dans le ciel.
Reconstitution illustrée
Partie 1 sur 5

1918 : la guerre bascule

Au printemps 1918, l’armée allemande lance de grandes attaques et s’approche de Paris. Mais les Alliés tiennent bon. Depuis 1917, les États-Unis sont entrés en guerre : des centaines de milliers de soldats américains arrivent chaque mois en France. Les Alliés ont aussi de nouvelles armes : des milliers d’avions et des chars d’assaut, comme le petit char Renault. En juillet, le général Foch, qui commande toutes les armées alliées, lance la contre-attaque. Épuisée, l’armée allemande recule.

Questions pour la classe
  1. Qu’est-ce qui avance dans ce champ ?
  2. Qui sont ces soldats ?
Audio
À l’aube du 11 novembre 1918, dans un wagon de train transformé en bureau : le maréchal Foch et un amiral britannique font face aux envoyés allemands, qui signent un document.
Reconstitution illustrée
Partie 2 sur 5

11 novembre 1918 : l’armistice

L’Allemagne demande l’arrêt des combats. Dans la forêt de Compiègne, près de Rethondes, Foch reçoit les envoyés allemands dans un wagon de train. Le 11 novembre 1918, vers 5 heures du matin, ils signent l’armistice : à 11 heures, les armes doivent se taire sur tout le front. Dans toute la France, les cloches sonnent. On danse dans les rues, on chante La Marseillaise. Mais beaucoup de familles pleurent un fils, un mari ou un père.

Questions pour la classe
  1. Où se passe la scène ?
  2. Que signent ces hommes ?
Audio
1919, un village en ruines du nord de la France : une église détruite, des maisons écroulées ; une veuve, deux enfants et un vieil homme reviennent avec une charrette, aidés par un soldat qui marche avec une béquille.
Reconstitution illustrée
Partie 3 sur 5

Un terrible bilan

La guerre a tué environ 10 millions de soldats dans le monde, dont 1,4 million de Français. Plus de 4 millions de soldats français ont été blessés. Certains reviennent sans bras ou sans jambe, d’autres avec le visage abîmé : on les appelle les « gueules cassées ». Des centaines de milliers de femmes sont veuves et près d’un million d’enfants sont orphelins. Dans le nord et l’est, des villes et des villages sont en ruines. Près de Verdun, neuf villages ne seront jamais reconstruits.

Questions pour la classe
  1. Qui voit-on dans ce village ?
  2. Que lui est-il arrivé ?
Audio
Novembre 1918, à Strasbourg : des soldats français défilent sous les drapeaux tricolores ; au premier plan, des jeunes Alsaciennes en costume traditionnel leur offrent des fleurs.
Reconstitution illustrée
Partie 4 sur 5

Faire la paix

L’armistice arrête les combats, mais ce n’est pas encore la paix. Les pays vainqueurs se réunissent à Paris pour décider des conditions de la paix. Le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, l’Allemagne signe le traité de Versailles. Elle rend l’Alsace-Lorraine à la France, perd ses colonies et doit payer les dégâts de la guerre. Beaucoup d’Allemands trouvent ce traité injuste. En France, on espère que ce sera « la der des ders », la dernière des guerres.

Questions pour la classe
  1. Pourquoi ces enfants d’Alsace accueillent-ils les soldats français ?
Audio
Le 11 novembre 1922, devant le monument aux morts d’un village : une statue de poilu, des noms gravés, une veuve et son fils, un ancien combattant décoré et une gerbe de fleurs.
Reconstitution illustrée
Partie 5 sur 5

Se souvenir

Après la guerre, presque chaque commune de France construit un monument aux morts. On y grave les noms des soldats du village « morts pour la France ». En 1921, un soldat inconnu est enterré sous l’Arc de triomphe, à Paris : il représente tous les morts. Depuis 1922, le 11 novembre est un jour férié. Chaque année, on se rassemble devant les monuments : on lit les noms, on dépose des fleurs, on fait une minute de silence. C’est une commémoration.

Questions pour la classe
  1. Qui est venu devant le monument ?
  2. Que font-ils ?
Audio

Les mots de l’escale

Clique sur un mot : sa définition s’affiche en grand sous les boutons.

Armistice

Un accord entre des pays en guerre pour arrêter les combats. Ce n’est pas encore la paix.

Retrouve les bonnes paires

Clique sur un mot, puis sur sa définition. Chaque paire réussie reçoit sa propre couleur et le même numéro.

Série A0 / 5 associations
Série B0 / 5 associations

0 association réussie sur 10

À retenir : les repères du programme : 1914-1918, la Première Guerre mondiale, et le 11 novembre 1918, l’armistice. La guerre a tué 10 millions de soldats, dont 1,4 million de Français.

Étape 3 · Des armes nouvelles

Des armes nouvelles, de 1914 à 1918

Pour sortir des tranchées et gagner la guerre, les deux camps inventent sans cesse de nouvelles armes. Elles n’arrivent pas toutes en même temps : place-les dans le temps.

Je m’entraîne · La frise des armes

En quelle année chaque arme apparaît-elle ?

Fais glisser chaque carte sous l’année où l’arme apparaît ou devient importante, ou touche une carte puis l’année. Quand tout est juste, chaque arme s’explique.

1914

1915

1916

1917

1918

1914 · La mitrailleuse

Elle tire des centaines de balles par minute. Avec les barbelés, elle rend les attaques presque impossibles : c’est une des causes des tranchées.

1914 · L’avion

D’abord pour observer l’ennemi, puis pour se battre (les avions de chasse et les « as » comme Guynemer) et enfin pour bombarder. En 1918, la France a des milliers d’avions.

1915 · Le zeppelin

Un immense ballon dirigeable allemand qui lâche des bombes sur Paris et Londres, la nuit.

1915 · Les gaz et le masque

En avril 1915, les Allemands utilisent des gaz toxiques à Ypres, en Belgique. Puis les deux camps en utilisent : il faut porter un masque.

1915 · Le casque

Le casque Adrian remplace le képi pour protéger la tête des éclats d’obus (escale 37).

1916 · Le char d’assaut

Les Anglais l’inventent en 1916, les Français l’utilisent en 1917. En 1918, des centaines de petits chars Renault aident à percer le front.

1917 · Le sous-marin

Les sous-marins allemands coulent les navires qui ravitaillent la France et l’Angleterre. En 1917, ils attaquent aussi les navires américains : les États-Unis entrent en guerre.

1918 · Le canon géant

En mars 1918, un canon allemand tire sur Paris à plus de 100 kilomètres de distance.

Je m’entraîne · Le tri

Sur terre, dans les airs ou sous la mer ?

Fais glisser chaque arme dans la bonne colonne.

Sur terre

Dans les airs

Sous la mer

J’observe · Deux vraies photos

Les premiers chars, de 1916 à 1918

Un char britannique Mark I sur la Somme, en septembre 1916
1916. Un char britannique sur la Somme, en septembre 1916 : énorme, lent, il tombe souvent en panne. Photographie, Imperial War Museum · domaine public.
Des chars Renault FT en 1918
1918. Des chars Renault en 1918 : petits et rapides, avec une tourelle qui tourne. On en fabrique plus de 3 000. Photographie, archives américaines (NARA) · domaine public.
Questions pour la classe
  1. Qu’est-ce qui a changé entre le char de 1916 et celui de 1918 ?
  2. Pourquoi les armées inventent-elles sans cesse de nouvelles armes ?
  3. Qui fabrique toutes ces armes, à l’arrière (escale 38) ?

Étape 4 · Le monument aux morts

Devant le monument aux morts

Un village de France, le 11 novembre 1922. Tout le monde s’est rassemblé devant le nouveau monument aux morts. Que nous apprend-il sur la guerre ?

J’explore · La grande image

Retrouve les huit éléments de la scène

Fais glisser chaque étiquette dans la case numérotée, ou touche une étiquette puis la case. Quand tout est juste, chaque élément s’explique sous l’image.

Un monument aux morts de village le 11 novembre 1922 : une statue de poilu, des noms gravés, les dates 1914-1918, un coq, une veuve en noir et son fils, un ancien combattant décoré à qui il manque un bras, une gerbe de fleurs.1914 · 1918
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Reconstitution illustrée

1. La statue du poilu

Beaucoup de monuments montrent un soldat avec son casque et sa capote : le poilu, qui représente tous les soldats de la commune.

2. La liste des noms

Les noms des soldats de la commune morts à la guerre. Souvent, le même nom de famille revient plusieurs fois : des frères, des cousins.

3. Les dates 1914-1918

Les dates de la guerre. Plus tard, on a ajouté sur beaucoup de monuments les morts de la Seconde Guerre mondiale.

4. Le coq

Le coq gaulois, symbole de la France et du courage.

5. La veuve

Une femme en noir dont le mari est mort. Le noir est la couleur du deuil.

6. L’orphelin

Un enfant dont le père est mort à la guerre. L’État l’aide : on dit qu’il est « pupille de la Nation ».

7. L’ancien combattant

Un soldat revenu de la guerre, avec ses médailles. Il lui manque un bras : c’est un mutilé.

8. La gerbe de fleurs

Le 11 novembre, le maire et les habitants déposent des fleurs. Le bleuet est devenu la fleur du souvenir.

Questions pour la classe
  1. Qui est venu devant le monument ? Pourquoi sont-ils là ?
  2. Pourquoi la femme est-elle habillée en noir ?
  3. Que manque-t-il à l’ancien combattant ?
Je découvre · Le bilan en chiffres

Ce que la guerre a coûté

Touche le bouton pour faire apparaître les chiffres. Dans le grand carré, un soldat représente 100 000 soldats morts : les soldats bleus sont les Français.

0de soldats morts dans le monde

Le chiffre du programme : environ 10 millions de soldats tués, dans tous les pays en guerre.

0de soldats français morts

Environ 1,4 million de Français morts ou disparus : un soldat mobilisé sur six.

0de soldats français blessés

Parmi eux, environ 300 000 mutilés, qui ont perdu un bras ou une jambe, et les « gueules cassées ».

0veuves en France

Des femmes dont le mari est mort à la guerre. Beaucoup portent le noir du deuil pendant des années.

0d’orphelins en France

Des enfants dont le père est mort. L’État les aide : ce sont les « pupilles de la Nation ».

10 millions de soldats morts dans le monde, dont 1,4 million de Français (en bleu).

Questions pour la classe
  1. Combien de soldats français sont morts ? Combien dans le monde ?
  2. Pourquoi dit-on que presque chaque famille est touchée ?
J’observe · La carte

Les régions détruites

le front, de 1914 à 1918zone occupéeALLEMAGNEESPAGNEITALIESUISSEROYAUME-UNIMancheOcéan AtlantiqueMéditerranéeParisVerdunReimsArras

Étape 1 · Le front

Pendant quatre ans, le front (en rouge) coupe le nord et l’est de la France. Derrière lui, dix départements sont occupés en tout ou en partie par l’armée allemande.

Questions pour la classe
  1. Dans quelle partie de la France se trouve le front ?
  2. Paris est-il loin du front ?
Le village d’Avocourt, près de Verdun, en ruines
Le village d’Avocourt, près de Verdun, en ruines. Photographie, Première Guerre mondiale · domaine public.

Carte redessinée pour Escale Histoire (contours Natural Earth, frontières de 1914). La zone dévastée est simplifiée : une bande le long du front.

J’enquête · Dehors ou avec une photo

Le monument aux morts de ma commune

Va voir le monument aux morts de ta commune, ou regarde une photo, et réponds aux questions dans ton cahier.

  1. Où se trouve le monument aux morts de ta commune (devant la mairie, l’église, l’école, au cimetière) ?
  2. Que représente-t-il ? (un soldat, une femme, un coq, une croix, seulement une stèle…)
  3. Quelles inscriptions et quelles dates sont gravées ?
  4. Combien de noms y a-t-il pour la guerre de 1914-1918 ?
  5. Un même nom de famille revient-il plusieurs fois ? Que peut-on en déduire ?
  6. D’autres guerres y sont-elles inscrites ?
Le monument aux morts de Gentioux, dans la Creuse : un orphelin montre du poing l’inscription « Maudite soit la guerre »
Un monument pas comme les autres. À Gentioux, dans la Creuse, un orphelin en bronze montre du poing l’inscription « Maudite soit la guerre ». Photographie · licence libre (Wikimedia Commons).

Étape 5 · J’observe les traces

Quatre traces de la fin de la guerre

Ces documents datent de 1918 à 1920. Clique sur une image pour l’ouvrir en grand. « Voir la réponse » affiche les détails directement sur le document.

Document 1 · Photographie · 1918

Devant le wagon de l’armistice

Le 11 novembre 1918, quelques heures après la signature, le maréchal Foch et les délégués alliés posent devant son wagon, dans la forêt de Compiègne. Les délégués allemands sont déjà repartis.

Question

Qui sont ces hommes ? Pourquoi cette photo est-elle importante ?

Consulter la source originale ↗

Photographie, 11 novembre 1918 · domaine public.

Document 2 · Journal · 1918

Le journal du lendemain

Le mardi 12 novembre 1918, le lendemain de l’armistice, tous les journaux annoncent la nouvelle. Voici la première page du Figaro, un grand journal de Paris.

Question

Quelle nouvelle annonce le journal ? Quels mots montrent la joie ?

Consulter la source originale ↗

Le Figaro, 12 novembre 1918 · domaine public.

Document 3 · Tableau · 1919

La signature de la paix à Versailles

Le peintre britannique William Orpen a assisté à la signature du traité de Versailles, le 28 juin 1919. Il peint ce grand tableau la même année.

Question

Où se passe la scène ? Quel pays signe le traité ? Que montrent les miroirs ?

Consulter la source originale ↗

William Orpen, 1919, Imperial War Museum, Londres · domaine public.

Document 4 · Photographie · 1920

Un monument aux morts en 1920

Dans les années 1920, presque toutes les communes de France construisent un monument aux morts. Voici celui de Bourg-la-Reine, près de Paris, photographié en 1920 par l’agence Rol.

Question

Qu’est-ce qui est gravé sur le monument ? Pourquoi l’a-t-on construit ?

Consulter la source originale ↗

Photographie, agence Rol, 1920 · domaine public (Gallica, BnF).

Je m’entraîne · Les traces

Nature et date de chaque document

Pour chaque document, choisis sa nature et sa date.

Document 1 : Devant le wagon de l’armistice

Nature
Date

Document 2 : Le journal du lendemain

Nature
Date

Document 3 : La signature de la paix à Versailles

Nature
Date

Document 4 : Un monument aux morts en 1920

Nature
Date
Je m’entraîne · Comprendre

La joie et la tristesse du 11 novembre

Le journal parle de « joie nationale ». Mais tout le monde ne fait pas la fête. Fais glisser chaque phrase dans la bonne colonne.

😊 La joiela guerre est finie

😢 La tristessece que la guerre a coûté

Une photo, un journal, un tableau, un monument : pour chaque trace, on se demande qui l’a faite, quand, et pourquoi. Le tableau d’Orpen est peint par un témoin, mais il choisit ce qu’il montre ; le journal du 12 novembre écrit dans la joie de la victoire.

Étape 6 · Je me repère

De la guerre à la mémoire

Place les grandes dates de 1918 à aujourd’hui, distingue quatre mots importants, puis complète la carte de la France à la fin de la guerre.

Je m’entraîne · La frise

De la fin de la guerre à aujourd’hui

19141915191619171918

1914-1918 : la Première Guerre mondiale (escales 36 à 39). Elle se termine le 11 novembre 1918 : c’est là que commence la frise.

Fais glisser chaque événement dans la case qui porte sa date. La case dorée, le 11 novembre 1918, est le repère du programme. Attention : après 1925, la frise va beaucoup plus vite (⋯).

19181920192219242000⋯2008 · mort du dernier poilu
11 novembre 1918
28 juin 1919
28 janvier 1921
1922
les années 1920
aujourd’hui
Questions pour la classe
  1. Plus aucun poilu n’est vivant aujourd’hui : le dernier, Lazare Ponticelli, est mort en 2008. Comment peut-on encore se souvenir de cette guerre ?
Je m’entraîne · Quatre mots à ne pas confondre

Armistice, traité de paix, commémoration ou mémoire ?

Lis la définition de chaque mot, puis fais glisser chaque phrase dans la bonne boîte. Il y a deux phrases par boîte.

ArmisticeUn accord pour arrêter les combats. Ce n’est pas encore la paix.

Traité de paixUn accord signé entre les pays qui fixe les conditions de la paix.

CommémorationUne cérémonie, à une date précise, pour se souvenir ensemble.

MémoireTout ce qu’un pays garde et transmet de son passé.

Je m’entraîne · La carte

La France à la fin de la guerre

1. Avec le crayon marron, colorie la zone dévastée, le long du front. 2. Avec le crayon bleu, colorie l’Alsace-Lorraine, qui redevient française. 3. Fais glisser les quatre lieux dans leur case.

ALLEMAGNEESPAGNEITALIESUISSEROYAUME-UNIMancheOcéan AtlantiqueMéditerranée
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Carte redessinée pour Escale Histoire (contours Natural Earth). L’armistice est signé à Rethondes, en forêt de Compiègne ; Verdun est au cœur de la zone dévastée ; Strasbourg, en Alsace, accueille les soldats français le 22 novembre 1918.

Questions pour la classe
  1. Pourquoi la zone dévastée est-elle au nord et à l’est ?
  2. Depuis quand l’Alsace-Lorraine était-elle allemande ? (escale 32)
  3. Où l’armistice est-il signé ?

Étape 7 · Je mène l’enquête

À toi de prouver

Réponds, puis lis l’explication. Attention : une fois la réponse vérifiée, tu ne peux plus la changer.

1918 : la guerre bascule

1. Quel pays entre en guerre en 1917 aux côtés de la France ?

1918 : la guerre bascule

2. Quelle arme nouvelle aide les Alliés à percer le front en 1918 ?

1918 : la guerre bascule

3. Qui commande toutes les armées alliées en 1918 ?

11 novembre 1918 : l’armistice

4. Où l’armistice est-il signé ?

11 novembre 1918 : l’armistice

5. À quelle heure les combats s’arrêtent-ils le 11 novembre 1918 ?

Un terrible bilan

6. Combien de soldats français sont morts pendant la guerre ?

Un terrible bilan

7. Comment appelle-t-on les soldats blessés au visage ?

Faire la paix

8. Où le traité de paix est-il signé le 28 juin 1919 ?

Faire la paix

9. Qu’est-ce qu’un armistice ?

Se souvenir

10. Que trouve-t-on dans presque chaque commune de France ?

Bonnes réponses0 / 10

Étape 8 · Je retiens

La trace écrite

Fais glisser chaque mot dans le bon trou, ou touche un trou pour choisir son mot dans la liste. Attention : deux mots de la banque sont des intrus.

En 1918, grâce aux soldats américains et à des armes nouvelles comme les et les avions, les Alliés repoussent l’armée allemande. Le , l’Allemagne signe l’ : les combats s’arrêtent. Le est terrible : 10 millions de soldats sont morts, dont de Français. Il y a des millions de blessés, des et des orphelins, et des régions en ruines. Le 28 juin 1919, le de Versailles rend l’Alsace-Lorraine à la France. Dans chaque commune, un porte le nom des soldats tués. Chaque 11 novembre, une entretient la de la guerre.
Trace validée
En 1918, grâce aux soldats américains et à des armes nouvelles comme les chars et les avions, les Alliés repoussent l’armée allemande. Le 11 novembre 1918, l’Allemagne signe l’armistice : les combats s’arrêtent. Le bilan est terrible : 10 millions de soldats sont morts, dont 1,4 million de Français. Il y a des millions de blessés, des veuves et des orphelins, et des régions en ruines. Le 28 juin 1919, le traité de paix de Versailles rend l’Alsace-Lorraine à la France. Dans chaque commune, un monument aux morts porte le nom des soldats tués. Chaque 11 novembre, une commémoration entretient la mémoire de la guerre.
✦
🕚

L’armistice

Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les combats s’arrêtent. La paix est signée à Versailles le 28 juin 1919.

⚖️

Le bilan

10 millions de soldats morts, dont 1,4 million de Français, des millions de blessés, de veuves et d’orphelins.

💐

La mémoire

Un monument aux morts dans chaque commune, le Soldat inconnu, et chaque 11 novembre, une commémoration.

Document agrandi

    Fiche enseignant

    CM2 · Histoire · Thème 4

    Thème officiel (BO n° 22 du 28 mai 2026)
    La France dans la Première Guerre mondiale (1914-1918). Question du thème : comment la Première Guerre mondiale a-t-elle bouleversé la société française ? L’escale 39 est la dernière des quatre escales de la Grande Guerre (36 l’entrée en guerre, 37 les tranchées et Verdun, 38 la société mobilisée, 39 l’armistice et le bilan).
    Objectif
    Le bilan humain de la Première Guerre mondiale.
    Attendus travaillés
    Mémoriser quelques éléments du bilan humain de la guerre, dont le nombre total de morts au combat, 10 millions dont 1,4 million de Français (étapes 2 et 4) ; situer sur une frise chronologique la Première Guerre mondiale (étape 6).
    Repères
    1914-1918 : la Première Guerre mondiale. 11 novembre 1918 : l’armistice.
    Mots-clés
    Armistice (mot-clé du programme). Mots ajoutés : char d’assaut, bilan, gueule cassée, veuve, orphelin, traité de paix, monument aux morts, commémoration, mémoire.
    Parti pris
    De la fin des combats au monument aux morts de la commune de l’élève : un objet que chaque enfant peut voir près de chez lui. Le bilan est donné avec des chiffres simples et des visages (veuves, orphelins, blessés), sans image choquante. Les armes nouvelles ne sont pas au programme : le MDI les présente (fiche documentaire 1, p. 365) ; elles expliquent ici pourquoi les Alliés l’emportent en 1918. La distinction des quatre mots (armistice, traité de paix, commémoration, mémoire) prépare l’éducation civique du 11 novembre.
    Déroulé en 1 séance d’1 heure
    La porte du temps et l’échange oral (12 min) · récit, les 5 parties (15 min) · le monument aux morts, la scène et le bilan (12 min) · les quatre mots à ne pas confondre (8 min) · des armes nouvelles, la frise (5 min) · trace écrite (8 min).
    Les mots, le tri des armes, la carte, les documents, « La joie et la tristesse », la frise de 1918 à aujourd’hui, le quiz et l’enquête sur le monument de la commune restent pour l’autonomie, la maison ou une sortie. L’escale peut être faite juste avant le 11 novembre.
    Fiches PDF
    Les cinq fiches de l’escale (leçon, documents, exercices, évaluation, fiche enseignant et corrigés) sont réunies en un seul PDF dans l’Espace enseignant de l’accueil.
    Vigilance
    1. 1918 : offensives allemandes du printemps (à partir du 21 mars) ; Paris bombardé par des canons à très longue portée à partir du 23 mars (surnommés « Grosse Bertha » par les Parisiens, comme dans la vidéo ; la vraie Grosse Bertha était un autre canon, plus court) ; Foch nommé pour coordonner les armées alliées le 26 mars, puis commandant en chef ; seconde bataille de la Marne et contre-offensive du 18 juillet, avec des centaines de chars Renault ; Foch fait maréchal le 6 août ; « offensive des Cent-Jours » jusqu’en novembre. L’Allemagne perd ses alliés (Bulgarie le 29 septembre, Empire ottoman le 30 octobre, Autriche-Hongrie le 3 novembre) ; révolution en Allemagne, Guillaume II abdique le 9 novembre.
    2. Américains : les États-Unis déclarent la guerre à l’Allemagne le 6 avril 1917 (guerre sous-marine à outrance). Environ 2 millions de soldats américains sont en France en novembre 1918.
    3. Armes : mitrailleuses dès 1914 ; avions d’observation en 1914, chasse en 1915 (Garros, puis les « as » Guynemer, mort en 1917, et Fonck), bombardiers en 1918 ; premiers raids de zeppelins sur Paris en mars 1915 ; gaz le 22 avril 1915 à Ypres ; casque Adrian à l’automne 1915 ; premiers chars anglais le 15 septembre 1916 sur la Somme, premiers chars français (Schneider) le 16 avril 1917 au Chemin des Dames, char Renault FT engagé à partir du 31 mai 1918, plus de 3 000 construits. Dans l’activité, chaque arme est placée à l’année où elle apparaît (le sous-marin à 1917, année de la guerre sous-marine à outrance) : on peut accepter d’autres réponses argumentées.
    4. Armistice : signé le 11 novembre 1918 vers 5 h 15 dans le wagon de Foch, au carrefour de Rethondes, en forêt de Compiègne, par Foch et l’amiral britannique Wemyss pour les Alliés, et par Matthias Erzberger pour l’Allemagne ; il prend effet à 11 heures. Conclu pour 36 jours, il est prolongé jusqu’au traité. Des soldats meurent encore le matin du 11 novembre (Augustin Trébuchon, dernier soldat français tué, vers 10 h 45). La photo du document 1 ne montre que les délégués alliés.
    5. Bilan : environ 10 millions de militaires tués dans le monde (chiffre du BO) ; pour la France, environ 1,4 million de morts et disparus, environ 4,2 millions de blessés, dont environ 300 000 mutilés et 10 000 à 15 000 « gueules cassées » (l’Union des blessés de la face naît en 1921). Environ 600 000 veuves et près d’un million d’orphelins ; la loi du 27 juillet 1917 crée les pupilles de la Nation. Dix départements dévastés ; la « zone rouge » autour de Verdun ; neuf villages de la Meuse « morts pour la France » jamais reconstruits (Fleury-devant-Douaumont, Vaux, Bezonvaux…). La grippe espagnole (1918-1919, environ 240 000 morts en France) n’est pas citée aux élèves.
    6. Traité de Versailles : signé le 28 juin 1919 dans la galerie des Glaces, cinq ans jour pour jour après l’attentat de Sarajevo, là où l’Empire allemand avait été proclamé en 1871. L’Allemagne perd l’Alsace-Lorraine, ses colonies, doit limiter son armée et payer des réparations ; elle est désignée responsable de la guerre. Les Allemands parlent de « diktat » : ce ressentiment sera exploité plus tard par Hitler. L’Alsace-Lorraine est libérée dès novembre 1918 (entrée des troupes françaises à Strasbourg le 22 novembre). Le Figaro du 12 novembre écrit « l’Allemagne a capitulé » : c’est un armistice, pas une capitulation.
    7. Mémoire : environ 35 000 monuments aux morts, surtout de 1920 à 1925 (loi du 25 octobre 1919). Quelques monuments pacifistes, comme celui de Gentioux (Creuse), « Maudite soit la guerre ». Le Soldat inconnu est choisi à Verdun le 10 novembre 1920 et inhumé sous l’Arc de triomphe le 28 janvier 1921 ; la flamme est ravivée chaque soir depuis le 11 novembre 1923. Loi du 24 octobre 1922 : le 11 novembre devient jour férié. Depuis la loi du 28 février 2012, le 11 novembre rend hommage à tous les morts pour la France. Le bleuet de France vient des ateliers de mutilés. Le dernier poilu, Lazare Ponticelli, est mort le 12 mars 2008.
    8. Les quatre mots : l’armistice est une convention militaire (suspension des combats) ; le traité de paix est un acte politique et juridique ; la commémoration est un rite collectif daté ; la mémoire est plus large (souvenirs, lieux, récits, enseignement) et elle évolue (place des tirailleurs, des fusillés pour l’exemple, des femmes).
    9. Sensibilité : pas de photo de gueules cassées ni de cadavres ; certains élèves ont des familles touchées par des guerres actuelles. La scène du monument (1922) est une reconstitution ; les textes gravés y ont été ajoutés.
    Les images marquées « Reconstitution illustrée » ne sont pas des documents historiques.
    Liens avec les autres escales
    Escale 32 (1871, la perte de l’Alsace-Lorraine) ; escale 36 (l’entrée en guerre, la Marne) ; escale 37 (les tranchées, Verdun, le casque Adrian et les gaz) ; escale 38 (l’arrière et les usines d’armement).
    Musique de la vidéo
    Musique : « String Impromptu Number 1 » (Kevin MacLeod), « Maple Leaf Rag » (Scott Joplin) et « Thaxted » (Gustav Holst), interprétés par Kevin MacLeod (incompetech.com), licence CC BY 4.0.

    Corrigés rapides

    Les armes nouvelles. 1914 : la mitrailleuse · 1914 : l’avion · 1915 : le zeppelin · 1915 : les gaz et le masque · 1915 : le casque · 1916 : le char d’assaut · 1917 : le sous-marin · 1918 : le canon géant. Le tri. Sur terre : la mitrailleuse, les gaz et le masque, le casque, le char d’assaut, le canon géant · dans les airs : l’avion, le zeppelin · sous la mer : le sous-marin.
    Le monument aux morts. 1 La statue du poilu · 2 La liste des noms · 3 Les dates 1914-1918 · 4 Le coq · 5 La veuve · 6 L’orphelin · 7 L’ancien combattant · 8 La gerbe de fleurs.
    Documents. Devant le wagon de l’armistice : photographie, 11 novembre 1918 · Le journal du lendemain : journal, 12 novembre 1918 · La signature de la paix à Versailles : tableau, 1919 · Un monument aux morts en 1920 : photographie, 1920. La joie et la tristesse : la foule, les cloches et les soldats vivants (joie) ; la veuve, le blessé et la maison détruite (tristesse).
    Frise. 11 novembre 1918 : l’armistice : les combats s’arrêtent · 28 juin 1919 : le traité de paix de Versailles · 28 janvier 1921 : le Soldat inconnu sous l’Arc de triomphe · 1922 : le 11 novembre devient un jour férié · les années 1920 : un monument aux morts dans chaque commune · aujourd’hui : chaque 11 novembre, la commémoration.
    Les quatre mots. Armistice : « Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les canons se taisent. » et « Les soldats restent sur place, prêts à se battre si l’accord n’est pas respecté. » · Traité de paix : « Le 28 juin 1919, l’Allemagne signe à Versailles. » et « L’Alsace-Lorraine redevient française. » · Commémoration : « Chaque 11 novembre, le maire lit les noms devant le monument. » et « Tout le monde respecte une minute de silence. » · Mémoire : « Une famille garde les lettres de son arrière-arrière-grand-père poilu. » et « En classe, nous étudions la Grande Guerre. »
    Carte. La zone dévastée : une bande le long du front, au nord et à l’est ; l’Alsace-Lorraine à l’est. 1 Paris · 2 Verdun · 3 Rethondes · 4 Strasbourg.
    Trace. Les intrus sont « tranchées » et « munitionnettes » (escales 37 et 38).

    Questions orales sur les 5 images du récit

    1. Partie 1. Qu’est-ce qui avance dans ce champ ? Qui sont ces soldats ?
    2. Partie 2. Où se passe la scène ? Que signent ces hommes ?
    3. Partie 3. Qui voit-on dans ce village ? Que lui est-il arrivé ?
    4. Partie 4. Pourquoi ces enfants d’Alsace accueillent-ils les soldats français ?
    5. Partie 5. Qui est venu devant le monument ? Que font-ils ?