CM2 · La France dans la Première Guerre mondiale (1914-1918) · Époque contemporaine
Toute la société mobilisée
De 1914 à 1918
Août 1914. Les hommes sont partis au front. Dans les champs, le blé attend d’être coupé. Qui va rentrer la moisson ? Qui va conduire les trains et fabriquer les obus ?
Pendant que les poilus combattent au front, comment toute la société, en France et dans les colonies, travaille-t-elle pour la guerre ?
Reconstitution illustrée
Pour entrer dans l’escale
La vidéo de la société mobilisée
La vidéo ne s’affiche pas ? La regarder sur YouTube (3 min 22). Musique : « Fig Leaf Rag » (Scott Joplin) et « Trio for Piano, Violin and Viola », interprétés par Kevin MacLeod (incompetech.com), licence CC BY 4.0.
Août 1914Les hommes partent au front. Le 7 août, le gouvernement lance un appel aux femmes.
Aux champsLes paysannes labourent et moissonnent, souvent sans chevaux.
En villeLes femmes conduisent les tramways, distribuent le courrier et soignent les blessés.
À l’usinePlus de 400 000 munitionnettes fabriquent des obus.
Les affichesLa propagande demande de donner son or ; la censure cache les défaites.
Les privationsIl faut des cartes pour acheter du sucre, puis du pain.
Les coloniesPrès de 600 000 soldats et des milliers de travailleurs viennent de l’empire.
Après la vidéo, on en parle
Qui fait la moisson en août 1914 ? Pourquoi ?
Quels métiers les femmes font-elles pendant la guerre ?
Que fabriquent les munitionnettes ?
À quoi servent les affiches ?
D’où viennent les tirailleurs qui débarquent à Marseille ?
Étape 2 · Je lis l’Histoire
Au front comme à l’arrière
Découvre l’essentiel en cinq parties illustrées. Tu peux lire chaque page ou écouter sa narration.
Reconstitution illustrée
Partie 1 sur 5
Toute la France en guerre
En août 1914, des millions d’hommes partent au front. Qui va faire la moisson, conduire les trains, fabriquer les armes ? Le 7 août, le chef du gouvernement, René Viviani, lance un appel aux femmes de France : elles doivent remplacer les hommes aux champs. La guerre dure, et tout le pays travaille pour la gagner : les femmes, les enfants, les usines et même les habitants des colonies. Derrière le front, c’est l’arrière. On dit que toute la société est mobilisée.
Questions pour la classe
Qui reste au village ?
Que lisent ces femmes sur l’affiche ?
Audio
Reconstitution illustrée
Partie 2 sur 5
Les femmes remplacent les hommes
À la campagne, les paysannes labourent, sèment et moissonnent, souvent sans chevaux, car l’armée les a pris. En ville, des femmes deviennent factrices, conductrices de tramway ou employées de bureau. Beaucoup soignent les blessés comme infirmières. D’autres deviennent marraines de guerre : elles écrivent à des soldats seuls et leur envoient des colis. Les femmes font tourner le pays. Pourtant, elles sont moins payées que les hommes et elles n’ont toujours pas le droit de voter.
Questions pour la classe
Que font ces femmes ?
Pourquoi tirent-elles elles-mêmes la charrue ?
Audio
Reconstitution illustrée
Partie 3 sur 5
Les usines de guerre
Pour gagner, il faut des millions d’obus, des canons, des fusils et des camions. Les usines tournent jour et nuit : c’est l’économie de guerre. Des usines de voitures, comme Renault ou Citroën, fabriquent des obus et, plus tard, des chars. Plus de 400 000 femmes travaillent dans les usines d’armement : on les appelle les munitionnettes. Elles remplissent des obus dix à douze heures par jour, dans le bruit et les poudres dangereuses. Leur travail est indispensable aux soldats.
Questions pour la classe
Que fabriquent ces ouvrières ?
Quels dangers les menacent ?
Audio
Reconstitution illustrée
Partie 4 sur 5
Les enfants et la propagande
Les enfants aussi participent. À l’école, ils tricotent des chaussettes pour les soldats et donnent leurs sous pour les blessés. Partout, des affiches demandent de prêter son argent à l’État ou de donner son or : c’est la propagande. Les journaux sont surveillés par la censure, qui cache les défaites. Les poilus se moquent de ces articles trop joyeux : c’est du « bourrage de crâne ». À la fin de la guerre, il faut même des cartes pour acheter du pain.
Questions pour la classe
Que font ces enfants ?
Que demande l’affiche sur le mur ?
Audio
Reconstitution illustrée
Partie 5 sur 5
Venus des colonies
La France fait aussi appel à son empire colonial. Près de 600 000 soldats viennent d’Afrique du Nord, d’Afrique noire, de Madagascar ou d’Indochine. On appelle les soldats d’Afrique noire les « tirailleurs sénégalais », même s’ils viennent de toute l’Afrique de l’Ouest. Certains se sont engagés ; beaucoup ont été recrutés de force. Ils combattent à Verdun ou au Chemin des Dames, et plus de 70 000 meurent. Environ 200 000 travailleurs coloniaux, rejoints par des Chinois, travaillent aussi dans les usines et les ports.
Questions pour la classe
D’où viennent ces hommes ?
Ont-ils tous choisi de venir ?
Audio
Les mots de l’escale
Clique sur un mot : sa définition s’affiche en grand sous les boutons.
L’arrière
Toute la partie du pays loin des combats, derrière le front, où vivent et travaillent les civils.
Retrouve les bonnes paires
Clique sur un mot, puis sur sa définition. Chaque paire réussie reçoit sa propre couleur et le même numéro.
Série A0 / 5 associations
Série B0 / 5 associations
0 association réussie sur 10
À retenir : le repère du programme : 1914-1918, la Première Guerre mondiale. Pendant toute la guerre, la population de l’arrière, les usines et les colonies travaillent pour l’armée.
Étape 3 · À l’arrière, tous mobilisés
À l’arrière, tous mobilisés
Une petite ville de France en 1916, loin du front. Les hommes jeunes sont presque tous partis. Qui fait tourner la ville ?
J’explore · La grande image
Retrouve les huit lieux de la ville
Fais glisser chaque étiquette dans la case numérotée du bon endroit, ou touche une étiquette puis la case. Quand tout est juste, chaque lieu s’explique sous l’image.
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Reconstitution illustrée
1. La conductrice de tramway
Avant la guerre, ce métier était réservé aux hommes. Dès 1915, des femmes conduisent les tramways et les métros.
2. La factrice
Elle distribue le courrier, dont les millions de lettres qui arrivent du front.
3. L’usine d’obus
Les munitionnettes y fabriquent des obus jour et nuit. Le travail est dur et dangereux.
4. L’hôpital
Une école transformée en hôpital. Les infirmières soignent les blessés revenus du front.
5. La file devant la boulangerie
Tout devient plus cher et le pain manque. En 1918, il faut une carte de rationnement.
6. L’affiche de l’emprunt
Elle demande aux Français de prêter leur argent à l’État pour payer la guerre : c’est la propagande.
7. Les écoliers
Ils sortent de l’école avec leur tricot et un panier pour récolter des sous pour les soldats.
8. Les travailleurs venus des colonies
Des ouvriers venus d’Indochine ou d’Afrique du Nord déchargent des caisses à la gare.
Questions pour la classe
Où sont les hommes jeunes ?
Qui conduit le tramway ? Qui distribue le courrier ?
Pourquoi les gens font-ils la queue devant la boulangerie ?
Je m’entraîne · Les métiers
Qui fait ce travail en 1916 ?
Fais glisser chaque personne sur le travail qu’elle fait en 1916. Quand tout est juste, chaque carte te dit qui faisait ce travail en 1913, avant la guerre.
Labourer et moissonner le champ
En 1913 : surtout les paysans, avec leurs chevaux. Les femmes aidaient déjà ; en 1916, elles font tout, souvent sans chevaux.
Conduire le tramway
En 1913 : seulement des hommes. Ce métier était fermé aux femmes.
Fabriquer des obus
En 1913 : des ouvriers hommes, et peu d’obus. En 1916, les femmes sont des centaines de milliers dans les usines d’armement.
Soigner les blessés
En 1913 : quelques infirmières et des religieuses. Pendant la guerre, des dizaines de milliers de femmes deviennent infirmières, souvent bénévoles.
Distribuer le courrier
En 1913 : presque toujours des facteurs, des hommes.
Décharger les trains et les bateaux
En 1913 : des dockers et des ouvriers français, partis au front en 1914.
Questions pour la classe
Pourquoi tous ces métiers changent-ils de mains ?
Que vont devenir ces femmes quand les hommes reviendront ?
Étape 4 · Venus des colonies
Venus des colonies
La France fait venir des soldats et des travailleurs de tout son empire colonial. Clique sur les trois étapes pour voir les flèches apparaître sur le planisphère.
J’observe · Le planisphère
Trois étapes, de l’empire jusqu’à Marseille
Je place les noms sur la carte. Fais glisser chaque nom dans sa case numérotée, ou touche un nom puis la case.
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Étape 1 · L’empire en 1914
En 1914, la France possède un grand empire colonial (en rose) : en Afrique, en Asie, en Amérique et en Océanie. Des millions de personnes y vivent sous l’autorité de la France, sans avoir les mêmes droits que les Français.
Questions pour la classe
Sur quels continents se trouvent les colonies françaises ?
Quelles colonies sont les plus proches de la France ?
Étape 2 · Les soldats
Près de 600 000 soldats viennent d’Afrique du Nord, d’Afrique de l’Ouest, de Madagascar et d’Indochine (flèches rouges). Ils traversent la mer et débarquent surtout à Marseille. Plus de 70 000 meurent pendant la guerre.
Questions pour la classe
D’où partent les flèches rouges ?
Dans quel port arrivent les soldats ?
Étape 3 · Les travailleurs
Environ 200 000 travailleurs viennent des colonies, surtout d’Indochine, d’Afrique du Nord et de Madagascar (flèches bleues). Près de 40 000 Chinois les rejoignent : la Chine n’est pas une colonie, la France les recrute. Ils remplacent les ouvriers partis au front.
Questions pour la classe
Pourquoi la France a-t-elle besoin de travailleurs ?
Dans quels lieux travaillent-ils ?
Les colonies françaisesLes soldatsLes travailleurs
Planisphère redessiné pour Escale Histoire (contours Natural Earth, empire colonial vers 1914), le même qu’à l’escale 33. Flèches simplifiées : les bateaux suivent les routes maritimes.
Je découvre · Trois portraits
Trois hommes venus de l’empire
Touche une carte pour la retourner et lire l’histoire de chacun. Ces trois personnages sont inventés, mais leur histoire ressemble à celle de milliers d’hommes.
Questions pour la classe
D’où viennent ces hommes ?
Ont-ils tous choisi de venir ?
Que reçoivent-ils en échange ?
Pour l’enseignant, la réponse attendue : ils viennent d’Afrique et d’Asie, à des milliers de kilomètres. Certains se sont engagés, beaucoup ont été recrutés de force. En échange, ils reçoivent peu de chose : une solde plus faible, et toujours pas les mêmes droits que les Français.
Étape 5 · J’observe les traces
Quatre documents de la guerre
Ces documents datent de 1914 à 1917. Clique sur une image pour l’ouvrir en grand. « Voir la réponse » affiche les détails directement sur le document.
Document 1 · Affiche · 1914
L’appel aux femmes françaises
Le 6 août 1914, quelques jours après la mobilisation, René Viviani, le chef du gouvernement, signe cet appel. Il est collé dans toutes les communes et publié dans les journaux le lendemain, le 7 août.
Question
À qui s’adresse l’affiche ? Que leur demande-t-on de faire ?
Elle s’adresse aux femmes françaises, et aussi aux enfants, « filles et fils de la Patrie ». On leur demande de remplacer les hommes partis au front : terminer la moisson, rentrer les récoltes et préparer les semailles de l’année suivante. C’est un appel officiel du gouvernement : on lit « République française » en haut, et la signature de René Viviani en bas.
Pendant la guerre, des centaines de milliers de femmes entrent dans les usines qui fabriquent des armes. Cette photographie montre une ouvrière devant une énorme machine qui façonne des pièces de métal.
Question
Que fait cette femme ? À quoi vois-tu que le travail est dur ?
Elle règle une machine-outil qui découpe le métal. La machine est énorme et dangereuse, l’atelier immense et sans doute bruyant. Elle travaille debout, dans sa robe longue, sans protection. Les munitionnettes font ce travail dix à douze heures par jour.
Photographie, Première Guerre mondiale · domaine public.
Document 3 · Affiche · 1915
« Pour la France, versez votre or »
En 1915, la Banque de France demande aux Français d’échanger leurs pièces d’or contre des billets : avec cet or, la France peut acheter des armes et de la nourriture à l’étranger. Le dessinateur Abel Faivre réalise cette affiche.
Question
Que fait la grosse pièce d’or ? Que veut-on que les Français fassent ? Pourquoi est-ce de la propagande ?
Une énorme pièce d’or, frappée du coq, symbole de la France, écrase un soldat allemand reconnaissable à son casque à pointe. On veut que les Français donnent leur or. C’est de la propagande : l’image fait croire que chaque pièce donnée frappe directement l’ennemi, pour convaincre les gens de donner.
En 1917, on organise une journée pour récolter de l’argent au profit des soldats venus d’Afrique et des colonies. Le peintre Lucien Jonas dessine cette affiche.
Question
Qui est représenté au premier plan ? Pourquoi organise-t-on cette journée ?
Un tirailleur, avec sa chéchia rouge, lève son fusil et entraîne des soldats français casqués à l’assaut. La journée sert à remercier les soldats des colonies et à récolter de l’argent pour eux. L’affiche les montre en héros, mais son dessin du visage est exagéré : c’est aussi une image de propagande.
Pour chaque document, choisis sa nature et sa date.
Document 1 : L’appel aux femmes françaises
Nature
Date
Document 2 : Une ouvrière dans une usine de guerre
Nature
Date
Document 3 : « Pour la France, versez votre or »
Nature
Date
Document 4 : La Journée de l’Armée d’Afrique
Nature
Date
Je m’entraîne · Décoder
Vrai, ou bourrage de crâne ?
Deux phrases viennent de journaux de 1914 qui mentaient pour rassurer les Français ; deux phrases sont vraies. Fais glisser chaque phrase dans la bonne colonne.
✔ C’est vraice qui s’est vraiment passé
✘ Bourrage de crâneun mensonge pour rassurer
Décoder une affiche de propagande : qui parle ? À qui ? Pour demander quoi ? Avec quelles images ? Une affiche de propagande ne ment pas toujours, mais elle choisit ce qu’elle montre pour convaincre.
Étape 6 · Je me repère
Dans le temps et l’espace
Situe les grands moments de l’arrière sur la frise, puis colorie la zone occupée sur la carte de France.
Je m’entraîne · La frise
L’arrière, de 1914 à 1918
19141915191619171918
1914-1918 : la Première Guerre mondiale. Pendant toute la guerre, l’arrière travaille pour le front.
Fais glisser chaque événement dans la case qui porte sa date. La case dorée, le 7 août 1914, est le début de la mobilisation des femmes. En gris : deux repères des escales 37 et 39.
1914191519161917191821 février 1916 · Verdun (escale 37)11 novembre 1918 · l’armistice (escale 39)
7 août 1914
1915
24 octobre 1916
1917
mars 1918
1918
Je m’entraîne · La carte
La France en guerre : le front, la zone occupée et l’arrière
1. Avec le crayon violet, colorie la zone occupée par l’armée allemande, entre le front (en rouge) et la frontière. 2. Fais glisser les quatre villes dans leur case. Tout le reste du pays, c’est l’arrière.
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Carte redessinée pour Escale Histoire (contours Natural Earth, frontières de 1914). Lille est occupée pendant toute la guerre ; Marseille est le port où arrivent les soldats des colonies ; Lyon et la région de Paris ont de grandes usines de guerre.
Questions pour la classe
Pourquoi les usines de guerre sont-elles construites loin du front ?
Pourquoi les soldats des colonies arrivent-ils à Marseille ?
Comment vivent les habitants de Lille pendant la guerre ?
Étape 7 · Je mène l’enquête
À toi de prouver
Réponds, puis lis l’explication. Attention : une fois la réponse vérifiée, tu ne peux plus la changer.
Toute la France en guerre
1. Comment appelle-t-on la partie du pays loin des combats ?
Toute la France en guerre
2. Qui lance un appel aux femmes en août 1914 ?
Les femmes remplacent les hommes
3. Pourquoi les paysannes tirent-elles parfois la charrue ?
Les femmes remplacent les hommes
4. Que font les marraines de guerre ?
Les usines de guerre
5. Comment appelle-t-on les ouvrières qui fabriquent des obus ?
Les enfants et la propagande
6. Que font les enfants à l’école pour les soldats ?
Les enfants et la propagande
7. À quoi sert la propagande ?
Les enfants et la propagande
8. Que fait la censure ?
Venus des colonies
9. Combien de soldats viennent des colonies ?
Venus des colonies
10. Comment appelle-t-on les soldats venus d’Afrique noire ?
Bonnes réponses0 / 10
Étape 8 · Je retiens
La trace écrite
Fais glisser chaque mot dans le bon trou, ou touche un trou pour choisir son mot dans la liste. Attention : deux mots de la banque sont des intrus.
Pendant la guerre, toute la société est . À l’, les remplacent les hommes partis au front : elles travaillent aux champs, conduisent les tramways et soignent les blessés comme . Dans les usines, les fabriquent des obus : c’est l’économie de guerre. Les enfants tricotent pour les soldats. Les affiches encouragent la population à donner son argent : c’est la . La cache les mauvaises nouvelles. La vie est dure : il faut des cartes de pour acheter du pain. La France fait aussi venir près de 600 000 soldats de ses , comme les sénégalais, et des travailleurs pour les usines.
Trace validée Pendant la guerre, toute la société est mobilisée. À l’arrière, les femmes remplacent les hommes partis au front : elles travaillent aux champs, conduisent les tramways et soignent les blessés comme infirmières. Dans les usines, les munitionnettes fabriquent des obus : c’est l’économie de guerre. Les enfants tricotent pour les soldats. Les affiches encouragent la population à donner son argent : c’est la propagande. La censure cache les mauvaises nouvelles. La vie est dure : il faut des cartes de rationnement pour acheter du pain. La France fait aussi venir près de 600 000 soldats de ses colonies, comme les tirailleurs sénégalais, et des travailleurs pour les usines.
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Les femmes
Elles remplacent les hommes aux champs, en ville, à l’hôpital et à l’usine, où les munitionnettes fabriquent des obus.
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La propagande
Les affiches demandent de donner son or et son argent ; la censure cache les défaites ; la vie devient dure.
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Les colonies
Près de 600 000 soldats et environ 200 000 travailleurs viennent de l’empire colonial.